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Une BD que vous ne pouvez pas ne pas posséder : "Nous ne Serons Jamais des Héros" éd: Lombard

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Informations

Appel à signature, Défendez le livre !! - postée le 10 Juillet
[size=14]Sans la loi sur la prix unique du livre, je n'aurai certainement pas ouvert une librairie à Rennes. Il existe dans cette ville une bonne dizaine de librairies indépendantes comme la mienne (et cela est vrai dans toutes les villes françaises petites et grandes).

Si la loi Lang avait été étendue aux disques, on peut penser qu'il y aurait aujourd'hui une dizaine de disquaires indépendants à Rennes et des centaines en France. Faute de quoi, ils ont disparus les uns après les autres. Pour notre part le dernier à disparu il y a peu après avoir lutté vaillamment (Rennes musique)

Si vous souhaitez que ce genre de lieux existent dans les années à venir, si vous souhaitez que les livres soient toujours présents partout dans toute leur diversité, signez l'APPEL POUR LE LlVRE.

MERCI PAR AVANCE.

Eric Marcelin, libraire à Rennes
[/size]

[size=13]La loi Lang sur le prix unique du livre du 10 Août 1981, première loi de développement durable votée en France, et à l'unanimité, est mise en danger par quelques députés: leurs amendements reprennent les arguments d' une grande structure internationale de vente par correspondance, presque mot pour mot. Etonnant, ne trouvez vous pas ? Les auteurs, les libraires, les bibliothécaires, les traducteurs, les éditeurs, et même les chaînes du livre ont une chance: vous, les lecteurs. Aidez nous, aidez vous, il s'agit juste de permettre à nos enfants, nos petits enfants, d'avoir un vaste choix de lectures...

Peu de fois, je vous ai demandé de signer une pétition. Et peu de fois je vous le demanderais. Mais cette fois là, précisément, je vous le demande.

Jean-Marie Ozanne, libraire à Montreuil





Appel pour le livre


Des amendements proposés par des députés de la majorité parlementaire lors de l’examen du projet de loi de modernisation de l’économie ont ouvert un large débat sur la loi du 10 août 1981 relative au prix du livre, dite « loi Lang ».

Les professionnels du livre, auteurs, traducteurs, éditeurs et libraires, rejoints par les bibliothécaires et de nombreux acteurs du livre en régions, ont expliqué d’une même voix que ces amendements remettaient en cause la loi de 1981 et menaçaient les équilibres du marché du livre, ainsi que la diversité de la création et de l’édition françaises. Leur mobilisation a été relayée par des membres du gouvernement. Madame Christine Albanel, ministre de la culture et de la communication, a souligné combien cette loi restait un outil indispensable pour protéger la littérature. Madame Christine Lagarde, ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi, quant à elle, a indiqué ne vouloir changer ni la politique du livre ni le système législatif actuel.


Les acteurs du livre sont néanmoins inquiets car beaucoup d’idées fausses sont colportées sur la loi par quelques multinationales du commerce culturel. Le lobbying qu’elles exercent auprès des parlementaires est à l’origine de ces amendements. Il vise à déréguler le marché du livre afin d’imposer un modèle commercial basé sur une volonté d’hégémonie et une stratégie purement financière. Derrière leurs arguments démagogiques mêlant modernité, défense du pouvoir d’achat et même écologie se cache un combat contre la création, la diversité, la concurrence et l’accès du plus grand nombre au livre.

Ce modèle culturel français, nous y sommes pour notre part indéfectiblement attachés. Ses vertus sont multiples. Avec plus de 2500 points de vente, le réseau des librairies est dans notre pays l’un des plus denses au monde. Il permet, aux côtés du réseau de la lecture publique, un accès au livre aisé et constitue un atout important pour l’aménagement du territoire et l’animation culturelle et commerciale des centres-villes. Ce réseau de librairies indépendantes cohabite avec d’autres circuits de diffusion du livre, les grandes surfaces culturelles, la grande distribution, les clubs de livres ou Internet. Depuis de nombreuses années et à l’inverse d’autres secteurs culturels comme le disque ou la vidéo, le marché du livre se développe sans qu’aucun circuit n’écrase ses concurrents. Chaque circuit joue son rôle et le consommateur bénéficie d’un véritable choix.

Pour la création et l’édition, cette densité et cette variété des circuits de vente du livre offrent à chaque auteur et à chaque livre le maximum de chances d’atteindre son public, qu’il s’agisse d’un premier roman, d’un ouvrage de recherche, d’un livre pour enfant, d’une bande dessinée, d’une œuvre traduite, du dernier roman d’un auteur connu, d’un livre pratique ou d’un ouvrage scolaire. Tous les livres pour tous les publics, voilà notre modèle.

Ce modèle, c’est la loi du 10 août 1981 sur le prix du livre qui en est le pivot et le garant. En permettant d’infléchir les règles du marché afin de tenir compte de la nature culturelle et économique particulière du livre, elle passe aujourd’hui pour l’une des premières véritables lois de développement durable. Elle confie à l’éditeur la fixation du prix des livres qu’il publie. Les livres se vendent au même prix quel que soit le lieu d’achat, dans une librairie, une grande surface ou sur Internet, durant au moins deux ans. Ce système évite une guerre des prix sur les best-sellers qui ne permettrait plus aux libraires de présenter une offre de titres diversifiée ni aux éditeurs de prendre des risques sur des ouvrages de recherche et de création qui ont besoin de temps et de visibilité dans les librairies pour trouver leur public.

De surcroît, le prix unique fait baisser les prix. Contrairement aux idées reçues, les chiffres de l’INSEE montrent en effet que depuis une dizaine d’années les prix des livres ont évolué deux fois moins vite que l’inflation.

En favorisant la richesse, la diversité et le renouvellement de la création et de l’édition, en lieu et place d’une standardisation si courante dans de multiples secteurs aujourd’hui, en permettant une variété et une densité de points de vente du livre particulièrement remarquables, en privilégiant une véritable concurrence au détriment de la « loi de la jungle » et en maintenant des prix beaucoup plus accessibles que dans la majorité des autres pays développés, le prix unique du livre est une chance pour le consommateur, pour le lecteur et pour notre culture.

La loi du 10 août 1981 n’est ni obsolète ni corporatiste. Si elle mérite un débat, c’est pour la rendre plus vivante et plus forte encore.



Téléchargez l’appel pour le livre
appel-pour-le-livre
[url]http://pourlelivre.files.wordpress.com/2008/07/pour-le-livre_le-dossier1.pdf[/url]


Téléchargez le dossier complet de l’appel pour le livre
pour-le-livre_le-dossier1
[url]http://pourlelivre.files.wordpress.com/2008/07/appel-pour-le-livre.pdf[/url]


Signer l’appel EN CLIQUANT ICI[url]http://www.lekti-ecriture.com/signezpourlelivre/index.php?petition=2[/url]

Le Monde a publié dans le numéro daté du mercredi 2 juillet cet appel préparé par le Syndicat de la Librairie Française pour défendre la loi de 1981 sur le prix du livre. Les premiers signataires sont:
[/size]
- Alain Absire, écrivain, président de la société des gens de lettres

- Dominique Arot, président de l'association des bibliothécaires français

- Pierre Bayard, écrivain

- François Bégaudeau, écrivain

- Gérard Bobillier, éditions Verdier

- Benoît Bougerol, librairie la Maison du livre, Rodez, président du syndicat de la librairie française

- Dominique Bourgois, éditions Christian Bourgois

- Yannick Burtin, librairie le Merle moqueur, Paris 20, librairies Initiales

- Françoise Chandernagor, écrivain

- Françoise Charriau, librairie Passages, Lyon

- Bernard Courault, librairie Point Virgule, Aurillac

- Pierre Coursières, librairies Furet du Nord

- Térésa Cremisi, éditions Flammarion

- Christophe Cuvillier, FNAC

- Martine Dantin, librairies l'Arbre à lettres, Paris

- Guillaume Decitre, librairies Decitre

- Gérard de Cortanze, écrivain

- Jean-Christophe Defilhes, librairie Au poivre d'âne, Manosque, président de l'association des libraires du sud

- Hervé de la Martinière, éditions du Seuil et de la Martinière

- Jean Delas, éditions de l'Ecole des Loisirs

- Jean-Pierre Delbert, librairie Martin Delbert, Agen

- Michel Delorme, éditions Galilée

- Matthieu de Montchalin, librairie l'Armitière, Rouen

- Marie Desplechin, écrivain

- Thierry Discepolo, éditions Agone

- Jean Echenoz, écrivain

- Annie Ernaux, écrivain

- Francis Esménard, éditions Albin Michel

- Serge Eyrolles, éditions Eyrolles, président du syndicat national de l'édition

- Alice Ferney, écrivain

- Bertrand Fillaudeau et Fabienne Raphoz, éditions José Corti

- Alain Finkielkraut, écrivain

- Antoine Gallimard, éditions Gallimard

- Jérôme Garcin, écrivain, journaliste

- Laurent Gaudé, écrivain

- Christian Gautier, librairie le Passage, Alençon

- Anna Gavalda, écrivain

- François Gèze, éditions la Découverte

- Franz-Olivier Giesbert, écrivain, journaliste

- Jörg Hagen, France loisirs

- Nancy Huston, écrivain

- Charles Kermarec, librairie Dialogues, Brest

- Alain Kouck, groupe Editis

- Gilles Lapouge, écrivain

- Christophe Lasserre, Alapage

- Liana Levi, éditions Liana Levi

- Irène Lindon, éditions de Minuit

- Didier Lory, Chapitre.com, librairies Privat

- Alberto Manguel, écrivain

- Olivier Mannoni, traducteur, président de l'association des traducteurs littéraires de France

- Marion Mazauric, éditions Au Diable Vauvert

- Anne-Marie Métailié, éditions Anne-Marie Métailié

- Pierre Michon, écrivain

- Denis Mollat, librairie Mollat, Bordeaux

- Olivier Nora, éditions Grasset

- Françoise Nyssen, éditions Actes Sud

- Michel Onfray, écrivain

- Erik Orsenna, écrivain, membre de l'Académie française

- Paul Otchakovsky-Laurens, éditions POL

- Jean-Marie Ozanne, librairie Folies d'encre, Montreuil

- Daniel Pennac, écrivain

- Philippe Picquier, éditions Philippe Picquier

- Bernard Pivot, écrivain, journaliste

- Patrick Poivre d'Arvor, écrivain, journaliste

- Claude Ponti, écrivain, illustrateur

- Olivier Pounit-Gibert, librairies Gibert Joseph et Univers du livre

- Michel Prigent, Editions des Presses Universitaires de France

- Jean-Noël Reinhardt, Virgin

- Jean-Marc Roberts, éditions Stock

- Marc Szyjowicz, librairie Nation BD Net, Paris, président du groupement des libraires de bande dessinée

- Michel Serres, écrivain, membre de l'Académie française

- Jean-Marie Sevestre, librairies Sauramps, Montpellier, Alès

- Christian Thorel, librairie Ombres blanches, Toulouse

- Jean-Philippe Toussaint, écrivain

- Laurence Tutello, librairie Le Chat Pitre, Paris 13, présidente de l'association des librairies spécialisées jeunesse

- Philippe Van der Wees, Cultura

- Bernard Wallet, éditions Verticales

- Sabine Wespieser, éditions Sabine Wespieser
UNE BONNE NOUVELLE pour effacer l'autre ;o) - postée le 14 Juin
L'Assemblée nationale a repoussé l'amendement contre la loi Lang

Publié le 13 juin 2008 par cf


La ministre de la culture et de la communication remercie les députés
d'avoir maintenu l'intégrité de la loi sur le prix unique du livre.
Jeudi 12 juin, l'Assemblée nationale a repoussé l'amendement déposé par
le député (NC) Jean Dionis du Séjour visant à réduire à un an au lieu de
deux la durée d'application du prix unique du livre. Estimant que cette
mesure permettrait de « donner une deuxième vie aux fonds de catalogues
», le député-maire d'Agen avait inscrit cette disposition dans le cadre
de la loi de modernisation de l'économie.

Dans un communiqué diffusé jeudi à 19 heures, la ministre de la culture
et de la communication « s'est félicitée du maintien par l'assemblée
nationale d'une disposition essentielle de la loi du 10 août 1981 sur le
prix du livre ». Rappelant que cette loi a permis « le développement en
France d'un réseau de diffusion particulièrement dense, dans lequel la
librairie indépendante a su conserver toute sa place », elle a remercié
l'Assemblée d'avoir repoussé cet amendement et d'avoir su préservé la
loi, « moyen essentiel pour donner à chaque livre une chance de
rencontrer son public, et d'offrir aux lecteurs un accès à l'ensemble de
la création littéraire ».




Pour Info - postée le 18 Mai
Communiqué du Syndicat de la librairie française

Gratuité des frais de port, vers un monopole de la vente de livres sur Internet ?

La Cour de cassation, saisie par la société France Télécom e-commerce, a rendu le 6 mai 2008
son arrêt relatif à la décision de la Cour d’appel de Paris du 23 mai 2007.
La Cour de cassation confirme qu’en faisant bénéficier ses acheteurs d’un bon d’achat pour
tout achat de livres d’un montant égal ou supérieur à la valeur de ce bon, la société France
Télécom e-commerce a enfreint la loi du 10 août 1981 relative au prix du livre. La
reconnaissance définitive du caractère illicite de cette pratique consistant à offrir des rabais
sur le prix des livres sous la forme de bons d’achat est d’une grande importance. Elle renforce
l’application de la loi de 1981 et consacre la position défendue depuis de nombreuses années
par le Syndicat de la librairie française.
En revanche, concernant la gratuité des frais de port pour la vente de livres sur Internet, la
Cour de cassation a estimé qu’il ne s’agissait pas d’une prime interdite par la loi de 1981,
position affirmée successivement par trois juridictions. Cela ne signifie nullement que la
gratuité des frais de port sur Internet soit devenue définitivement une pratique légale. En effet,
il revient maintenant à la Cour d’appel de Paris désignée comme Cour de renvoi de statuer de
nouveau sur cette question.
Par ailleurs, dans l’affaire opposant, sur le même sujet, le Syndicat de la librairie française à la
société Amazon, la Cour d’appel de Versailles devra à son tour rendre sa décision à
l’automne, après un jugement en première instance favorable au SLF.
Le SLF entend donc plus que jamais poursuivre son action en justice pour faire reconnaître
ces infractions à la loi de 1981 et les positions anti-concurrentielles qu’elles engendrent.
Il est à cet égard nécessaire de rappeler les objectifs de l’action engagée par le SLF. Il ne
s’agit pas d’opposer la vente de livres en librairie à la vente de livres sur Internet. Bien au
contraire, les libraires sont déjà présents sur Internet et souhaitent l’être davantage. Encore
faut-il que le marché de la vente de livres sur Internet soit un marché ouvert. Or, la stratégie
de quelques acteurs puissants vise, au contraire, à évincer leurs concurrents afin d’imposer
une position de monopole. Contrairement aux libraires indépendants, ces acteurs ont en effet
les moyens de perdre aujourd’hui beaucoup d’argent pour rester les seuls, demain, à en
gagner. Faut-il rappeler qu’offrir les frais de port sur Internet signifie vendre à perte ?
Pourquoi certains acteurs puissants choisissent-ils de perdre durablement de l’argent sinon
pour empêcher l’émergence d’une véritable concurrence ?
La loi du 10 août 1981 relative au prix du livre, qui a posé le principe d’un prix unique du
livre quel que soit le lieu de vente, a permis que se développe en France une réelle diversité
des circuits de diffusion du livre. Notre pays dispose en effet de l’un des réseaux de librairies
indépendantes les plus développés au monde. Mais le lecteur a également la liberté d’acheter
ses livres dans les grandes surfaces culturelles, dans la grande distribution, par
correspondance… C’est cette diversité, ce choix, cette liberté que le SLF défend, pour les
libraires qu’il représente mais également pour l’ensemble des autres circuits de vente et, audelà,
dans l’intérêt du consommateur, de l’internaute, sans oublier les éditeurs et les auteurs.
Chacun de ces acteurs a tout à gagner à la diversité, à la libre concurrence et tout à perdre à
laisser le marché entre les mains d’une poignée d’acteurs qui, demain, s’entendront pour leur
dicter leur loi.
Agissons ensemble, avec les pouvoirs publics, les éditeurs et les auteurs, pour garantir sur
Internet des conditions d’accès au livre aussi libres et ouvertes qu’elles le sont dans l’univers
« physique » grâce au prix unique du livre.

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Site réalisé avec le soutien du Ministère de la Culture et de la Communication, DRAC de Bretagne.

Réalisation : Marle Steve


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